Claire, la trentaine, vit sa vie en jaune et bleu, et s’embête un peu.
Elle est lumineuse pourtant entourée de ce jaune, mène sa vie de manière indépendante. Entourée d’amis, elle va et vient dans la ville. Toujours occupée.
Elle se transforme quand elle arrive à l’hôpital où elle travaille en tant qu’infirmière dans une unité de néonatalogie. Elle devient bleue, et est toujours très occupée entre les soins, l’accueil des parents et les transmissions.
Mais qu’elle soit en jaune ou en bleu, ses discussions sont centrées sur la recherche d’un homme. Elle veut y croire à chaque fois.
Aude Picault en plaçant son héroïne dans l’espace public n’a pas besoin d’insister sur le discours capitaliste dans lequel baigne Claire. Unes de journaux pornographiques affichées sur les kiosques, publicités 4X3m dans le métro pour des sites de rencontre ou encore affiches de films romantiques.
Claire voudrait donc bien ajouter du rose dans sa vie. Elle se prend d’ailleurs à y rêver de ce rose à chaque fois qu’elle rencontre un homme. Elle le voit aussi chez ses amies, celles qui vivent avec un homme, celles qui ont des enfants.
Quand un homme s’accroche un peu plus que les autres, elle s’identifie à cet imaginaire du rose et s’installe chez lui. Est-elle à l’écoute de son désir ou colle-t-elle au désir de l’autre ? La question se pose parce qu’Aude Picault montre à quel point il n’est pas simple pour Claire de faire avec cet idéal.
Les attentes et illusions de chacun peuvent-elles se conjuguer ? Claire acceptera-t-elle d’endosser « le rose qu’on lui propose » ?
L’auteure a voulu faire « le portrait de femmes qui travaillent, ont des enfants tard, et qui sont finalement assez dépassées« , et c’est vraiment réussi car elle n’en fait pas un récit à l’eau de rose mais ne verse pas pour autant dans le sarcasme. C’est finalement la question du désir de Claire qui devient centrale au fur et à mesure de l’histoire, le désir d’une fille de Jocaste – comme l’avait théorisé Christiane Olivier – qui ne veut plus se vivre en attente.
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